Mardi 10 novembre 2009

exclusif dernière sortie du charles de gaulle
 

Je vous le confirme: le hasard n'existe pas !


Depuis un petit moment je disais à mon entourage que je projetais de retourner sur un porte avion pour m'essayer de nouveau au catapultage. Mais comment y accéder ?


En 1983 en pleine opération OLIFAN VII j'étais appellé sous les drapeaux et me retrouvais dans l'équipe 8 sur le pont d'envol du porte avion Foch en temps que PONEV, travail qui constituait au catapultage et appontage des aéronefs embarqués. Le 9 juin 83 je me faisais rouler dessus par un avion de chasse de type « Crusader » et me retouvais amputé de la jambe droite.


La démarche de retourner sur un PA en temps que civil en plus handicapé est pratiquement impossible mais voilà une fois de plus le miracle.

Il y a peu prés 18 mois un jeune marin du PA Charles de Gaulle subissait le même traumatisme que moi mais la marine nationale ne l'a pas reformé et il a repris du service sur le pont d'envol.
Je tiens à souligner que mon coté archi anti militariste en prend un coup. L'armée deviendrait elle humaine ?


Bref ce matin un homme de l'état major m'a contacté pour savoir si j'etais dispo pour intégrer pendant quelques jours le PA ???

Bien sur j'ai accepté !!!


Attention j'ai vite compris que c'était un coup de promo pour l'armée puisque ce sera dans le cadre d'un reportage pour la télé française.

Mais je suis bon joueur et me plierai à ces règles.


Le projet n'est pas bouclé et les dates ne sont pas encore fixées mais déjà la démarche me plait.

Pour ceux qui ne savent pas qu'est ce que la vie de pont d'envol en opération vous pouvez visionner cette vidéo. Attention les oreilles, sans le casque ce n'est pas possible!

"Tout le personnel de pont au poste de catapultage ceci n'est pas un exercice !
 Poste de combat, poste de combat !!!"


Non Jo Zef on ne peut pas installer une catapulte à crépes sur le cabochard !!!

Par Frank Bruno - Publié dans : Histoires salées - Communauté : aventurier
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Lundi 9 novembre 2009

Jean Pax Mefret - VERONIKA (en Concert)


9 novembre 1989 le mur de Berlin est détruit !

 

Je crois que je peux me venter de n’avoir loupé aucun de mes rêves de nomade mais là je dois l’avouer pour le mur de Berlin c’est le regret de ma vie.

Je n’avais pas encore 25 ans et on avait décidé de monter en RDA avec un pote d’enfance pour participer à cet évènement historique, c’était facile à tour de rôle on aurait conduit ma voiture discontinue jusqu’à Alexander Platz, mais voilà le copain se dégonfla et je me retrouvais seul.

 

Une copine m’avait offert la cassette audio de Jean Pax Mefret et en boucle j’écoutais cette musique qui dénonçait les tortures soviétiques infligées à ceux qui ne pensaient pas rouge sang.

 

20 ans se sont écoulés et sur mon petit bateau ce soir j’écoute sur un vieux magnétophone la chanson : Véronika…

Sans le savoir avec le temps j'ai moi aussi brisé mon mur de Berlin.

 

On a tous un mur de Berlin à faire tomber…




Les paroles de cette chanson qui à chaque fois me donne la chair de poule :

Elle avait des cheveux blonds fous, Véronika,
Des yeux bleus tristes et un air doux, Véronika.
A Berlin-Est, elle balayait les allées
Lorsque je l’ai rencontrée.

Je me suis approché d’elle, Véronika.
J’ai trouvé qu’elle était belle, Véronika.
Sous ses gants de laine usée,
J’ai caressé
De petits doigts froids
Comme ce mur droit.

Souviens-toi, John Kennedy,
Une journée de juin l’a dit.
Devant le mur hérissé de barbelés,
Il s’est écrié : "Moi, je suis berlinois !"

Quand ils parlent Humanité, je pense à toi
Qui vivait de l’autre côté de ce mur-là,
Et qui rêvait, un jour, d’aller respirer
Le parfum de la Liberté.

Elle avait des cheveux blonds fous, Véronika,
Des yeux bleus tristes et un air doux, Véronika.
A Berlin-Est, elle balayait les allées
Elle a voulu s’évader.

Aujourd’hui il ne reste rien de Véronika :
Un peu de terre, une petite croix de bois.
La rose rouge et l’oeillet sont fanés,
Près de ce mur droit,
De ce mur froid.

[Voix off de John Kennedy]
"...Berlin...
And therefore as a free man,
I take pride in the words :
Ich bin ein Berliner."


La rose rouge et l’oeillet sont fanés,
Près de ce mur droit,
De ce mur froid.
"Je suis berlinois !"
 


Par Frank Bruno
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Vendredi 6 novembre 2009


Et dire que je ne supportais pas l'école et que les professeurs de français me remettaient des 0 pointés à tour de bras!

Hélas les fautes de français sont bien présentent dans mon blog mais chaque jour j'arrive à me corriger un peu plus.
Donc mon envie d'écrire s'est revélée au lendemain de mon accident et mon premier poème fut édité dans un journal interne de la marine nationale... Le début de ma carriere d'écrivain? (rire)

Au fil du temps j'ai rempli des cahiers de mots, certain se sont retrouvés sur mon premier bouquin et d'autres bien protégés par la mascotte. L'hiver est pour moi une espèce de retraite et depuis tant d'années j'ai griffoné.
Entre autre j'ai inventé comme une longue nouvelle que je voudrais peaufiner, allonger, décorer.

De temps en temps je vous mettrais un extrait et bien sur j'attends vos commentaires.
Bonne lecture et désolé si j'écorche un peu notre chère langue de Voltaire !



Liamé la princesse aux pieds nus...

 

L’orage gronde, le vent rugit, la pluie martèle les carreaux, ils s’endorment enlacés, leurs corps ne faisant qu’un, leurs esprits unis, ils partent aux pays des rêves…

 

Il était une fois une princesse qui vivait là bas sur une petite île en plein milieu de la méditerranée, personne ne savait d’où était vraiment originaire ses îliens mais ce qui était sûr c’est qu’ils avaient un caractère forgé à l’image du relief si déchiré et varié.

On l’appelait à cette époque la terre des Seigneurs, elle était occupée en partie par les Génois et aussi par leurs rivaux directs les Pisans.

La famille de la princesse était d’une terre juste à coté de Gênes, collée au promontoire de Porto-Fino. La région des Cinque Terre était connue plus pour son vin blanc vermentino et ses commerçants ambulants que par leurs marins et pourtant !

Attirée par des terres nouvelles ils débarquèrent en Corse alors en plein conflit, ils avaient su se faire accepter sans passer pour autant pour des envahisseurs. Le prince de Balogna était un vrai seigneur et depuis sa prise de pouvoir plus personne dans la région ne connaissait la misère. Son épouse Dame Félicia était réputée pour ses chants qui narraient le temps où les guerres étaient que souvenirs, sa terre natale lui manquait mais elle s’était résignée à suivre la destinée de son mari .Elle avait su s’approcher de ces femmes Corses voilées de noires et peu causantes et au fil des années la confiance s’était établie.

Leur fille se prénommait « Liamé » ce qui en langue insulaire signifie le lien. Leur histoire était tellement attachée à leur nouvelle terre que ce prénom était venu naturellement.

Le lien de la terre la jeune princesse l’avait, elle était née ici sur la région des seigneurs et malgré une éducation princière elle était une insulaire au secret bien gardé. Les langues, l’histoire, la géographie, l’algèbre, la politique lui étaient enseignés mais dés qu’elle le pouvait elle s’échappait dans le maquis et redevenait la sauvageonne aux pieds nus.

A l’abri des regards elle maniait l’épée, montait son cheval à cru et parcourait pendant des heures toutes les sentes de ses montagnes à la recherche de l’inaccessible, la liberté.

Elle avait pris l’habitude de parler avec la nature, elle côtoyait le merle bleu et le guêpier d’Europe en imitant à merveille leurs chants, elle se métamorphosait pour approcher le renard et lui jouait des tours à lui en faire perdre la tête, la truite Fario des torrents venait se poser sur sa main, le maquis était son royaume où chaque être vivant était ses amis. Le retour au château lui était pénible car son avenir lui avait été dicté par sa famille, elle était promise au premier jour de ses 20 ans au prince Pisan Paolo di Firenze. Les familles s’étaient arrangées sur un mariage de raison, si les Ligures et les Toscans unissaient leurs enfants une paix certaine pouvait être espérée.

Une grande fête fut organisée pour la première rencontre des « fidanzati », des quatre coins des pièves ; les bergers venaient offrir leurs meilleurs fromages, les éleveurs avaient effectués la « tumbera » en l’occasion de ce grand événement : coppa, lonzu, figatellu, pancetta venaient remplir les longues tables, les pêcheurs ramenaient de leurs nasses en tiges de myrtes de grosses langoustes ainsi que des cigales de mer, un apiculteur remis sa récolte en présent à la belle promise. Le château avait pris un air festif mais la belle Liamé était bien triste.

On lui avait natté ses longs cheveux noirs et des lys de mer l’embaumaient en formant une couronne blanche signe de virginité. Une longue toge blanche avait été brodée par sa mère et malgré les conseils de sa préceptrice elle refusait ses escarpins et restait pied nus.

La cour du château était pleine quand soudain le bruit des trompettes annonçaient la venue du Prince Paolo, sur un étalon noir il pénétrait en plein galop, le public s’écartait mais un grand nombre se trouvait projeté le nez dans la boue, son cheval n’arrivait pas à retrouver le calme et son hennissement effrayait la foule attristée de tellement d’arrogance. Sa monture était noire comme lui et le canasson nerveux martelait le sol avec sa patte droite, d’un bond Paolo mettait pied à terre devant Liamé, leurs regards fut long et ténébreux, la belle ne baissait pas les yeux, elle le provoquait en lui faisant comprendre son dégoût. La main gantée de noire  était ornée d’une chevalière en or que les Firenze se transmettaient de père en fils, il lui tendit pour quelle lui baise, mais son refus fut catégorique…

L’écuyer de la promise, un vieil homme, tenta de calmer et d’éloigner l’étalon mais la monture fougueuse le fit tomber. Horrifié Liamé couru pour redresser son vieux complice, elle lui susurra les mots qu’il fallu pour le réconforter. En furie elle bondit sur le conquérant et lui jeta avec ses grands yeux noirs toute la haine qu’elle avait emmagasiné depuis son arrivée. Une main bien familière venait lui enserrer l’épaule, son père le prince de Balogna venait la remettre dans son rang de promise. Bien que son cœur saignait, elle baissait la tête et se résignait à un grand et profond silence....



J'espère que ces belles et longues nuit d'hiver sur mon Cabochard ameneront une suite à cette nouvelle que j'ai écrit il y a déjà quelques années mais je vais esssayer de "démaquiser" tout ça.

Bonne lecture

Ouais Jo Zef  tu vas faire une apparition dans ce grand roman !!!
A pluche !

Par Frank Bruno - Publié dans : Le roman:Liamé la princesse aux pieds nus - Communauté : aventurier
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Jeudi 5 novembre 2009

Quand nos ancétres sont arrivés en terre du grand Ouest ils ont appellé les natifs de ces terres vierges : les "sauvages".  En découvrant ce poéme Athapascan, je me demande si les "sauvages" ce ne serait pas nous?

Tout le monde fuit la mort alors qu'elle est inevitable et nous les grands donneurs de leçons nous nous cachons derriere un océan de mensonge...
Lisez le avec paix et un air de liberté du grand nord va vous envahir et vous rendre serein, si vous êtes mal à l'aise aprés sa lecture c'est que vous n'êtes vraiment pas bien avec vous même. et il est toujours grand temps de s'ouvrir à l'inconnu.

 

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,
Laissez-moi partir.
J'ai tellement de choses à faire et à voir.
Ne pleurez pas en pensant à moi,
Soyez reconnaissants pour les belles années,
Je vous ai donné mon amitié.
Vous pouvez seulement deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté.

Je vous remercie de l'amour que chacun vous m'avez démontré,
Maintenant, il est temps de voyager seul.
Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés pour quelque temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur.

Je ne suis pas loin et la vie continue …
Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai.
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là.
Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai.

Et quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir.
Absent de mon corps, présent avec Dieu.

N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
Je ne suis pas là, je ne dors pas,
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit.
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
Je ne suis pas là. Je ne suis pas mort.



Plus le temps passe plus une partie de moi part déjà pour un voyage incroyable...
Le voyage interieur celui qui vous fait peur... 

Par Frank Bruno - Publié dans : Pensées de vie - Communauté : aventurier
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Mercredi 4 novembre 2009

Je sais qu'au Yukon je ne pourrai me laver que dans le fleuve à 6°, alors je commence déja ici en montagne... 



Préparation


Souvent on me demande quel est mon préparateur physique, quel sont mes trucs et astuces ?

Le sujet est simple et complexe en même temps,je pense que chaque jour est une préparation !

Tout au long de notre vie nous traversons des évènements majeurs, certains nous les surmontons, d’autres nous les subissons. Avec du recul je m’aperçois que chaque épreuve est une préparation car tout est enseignement.

Dans mes préparations pour mes aventures je travaille sur un plan physique bien sur et surtout mental.

Il faut savoir quel objectif on s’est donné.

Ensuite, anticiper, puis se préparer.

Pour la descente du Yukon je sais que l’un des points à travailler est l’isolement. Mais ce qui va me servir c’est aussi mon passé, tous les coups que j’ai pris sur la tête ont été là pour me permettre de passer ce cap de solitude du moins je l’espère. Combien de fois la vie m’a mis devant un mur à franchir seul, envers et contre tous. Ces petites victoires m’ont permis de m’aguerrir et de pouvoir affronter d’autres murs encore plus haut .


L’important est d’être honnête avec soi même. Ma remise en question jusqu’à présent est l’essentiel de ma réussite. Je connais mes peurs et mes qualités et je les traite avec autant d’égard. Mes qualités j’essaie de les peaufiner et mes peurs de les transformer.

Combien de fois le matin je n’ai pas envie d’aller pédaler ou kayaker, mais je ne me laisse pas envahir par mon petit confort j’y vais et de mon mieux.

Je pense que si le monde occidental est si malheureux c’est que le « trop de confort » à tout sclérosé. Chacun a fait sa bulle et personne ne veut en sortir. La remise en question fait parfois mal, certains le vivent difficilement et du coup la fuient, mais un jour ou l’autre le mur est là juste en travers de la route et tout s’écroule. Manque de préparation, pas de dialogue avec l’inconnu, pas d’endurance et patatra !


Donc je suis mon instinct pour mes préparations : hygiène de vie parfaite, du moins j’essaie, temps de réflexion sur mon projet et du fond. Gainage tous les matins, vélo, kayak, marche en montagne et surtout je sais m’isoler et ça c’est très important.

J’essaie aussi de me mettre dans des situations un peu difficiles, sur des terrains que je ne connais pas forcément pour trouver l’équilibre le plus rapidement possible. Car si on prend l’habitude de casser les habitudes et les routines d’autre portes s’ouvrent beaucoup plus facilement.


Je fonctionne comme un loup solitaire, sur le qui vive continuel et prêt au combat (pacifique).

Les 7 mois qui me séparent de mon départ au Yukon tombent dans une période que j’adore ici en Corse, l’hiver. La nature est dépourvue de visiteurs et je peux pratiquer toutes sortes de « jeux » sans être débusqué.

Je sais aussi refuser beaucoup d’événements qui pourraient paraître alléchants mais me mettent dans un luxe mental qui pourrait me déstabiliser, ma phrase qui me suit depuis mon adolescence est « parlons utile ». Donc sur ces 7 mois qui me reste, j’ai refusé un grand nombre de rendez vous qui sont hors sujet à mon esprit. Le téléphone et les courriels au compte goutte et je rentre dans l’essentiel. J’aurai bien le temps de goutter aux paillettes à mon retour.


Voilà une petite réponse à un vaste sujet qui n’est que l’huile essentielle de mon parcours.


Chaque jour, chaque aventure, chaque épreuve est une sorte de préparation au jour final.

 

Par Frank Bruno - Publié dans : Le fleuve yukon en kayak - Communauté : aventurier
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Mardi 3 novembre 2009


 

Novembre vient d’amener son manteau de tempête, la première de l’automne.

L’île s’est vraiment vidée et retrouve son vrai visage. La pluie entrecoupée de rafales installe le décor hivernal.
Fini la cohue et le capharnaüm, retour aux valeurs ancestrales de dame nature.

Les rafales dépassent les 100 kilomètres/heure, le Cabochard bien amarré n’en ait pas à son premier coup de vent mais à chaque fois c’est la même ambiance feutrée, les haubans qui sifflent, les amarres qui couinent, le mat  qui chante tout est familier. Mais l’oreille est en alerte, un bruit inconnu et il faut bondir pour répondre à la demande du bateau. La houle vient mourir dans le fond du golfe et la « maison » swing bord sur bord.

Pas de radio ni musique, se serait dommage de manquer cette mélodie. Souvent je repars dans des souvenirs de mer où j’ai bataillé pour ramener le pointu à l’abri.


Il y a plus de 20 ans la première grosse « rouste » on l’avait prise au large du golfe de St Tropez pendant 5 heures le Mistral m’expliquait qui il était, après ma manœuvre pour la mise à quai je constatais les dégâts dans le carré.


Une autre fois avec un super pote on s’était échappé des Lavezzi pour remonter la Corse par la côte orientale, le cap Corse enregistré des vents à plus de 60 nœuds ! Arrêt forcé à Maccinacio, il nous a fallu une sacrée manœuvre à quai pour ne rien casser.


Caché dans le sud de l’île de Simy en mer Egée à la frontiére Turc, la tempête avait été annoncée et les prévisions n’avait pas été à la hauteur de la furie vécus.


Les Lavezzi m’ont fait vivre des moments incroyables aussi, combien de fois dans mon repère de corsaire je subissais volontairement des tempêtes d’ouest à donner froid dans le dos, la petite cale se vidait et je me croyais encore en navigation.


Au fil du temps il c’est créé un sacré lien entre le vent, le Cabochard et le matelot que je suis.

Chaque tempête annoncée, c’est un retour à l’essentiel, un bol de thé prend tout une autre valeur et quand le vent s’essouffle c’est une légende de plus que j’ai appris de celle-ci.


L’été je suis souvent agacé d’entendre les marins de pontons parler de tempête alors que ce n’était qu’une brise un peu plus musclée que la précédente…Quand on utilise le mot tempête se sont de vents au delà de 60 noeuds soit 110km/h en dessous se sont des coups de vent, grand frais, brise fraîche. La tempête est rare mais elle prend l'âme des marins, celui qui ne l'a pas vécu en mer ne peut comprendre...


La mer ce n’est pas un terrain de jeu, ce n’est pas un endroit que l’on domine c’est juste un temple, une église, une mosquée, un minaret où l’on se recueille.

Dieu ici n’a plus de nom car il est dans chaque vague, les moutons en sont ses apôtres, le vent en est l’encens et nous c’est bien connu nous sommes des pêcheurs !



Par Frank Bruno - Publié dans : Histoires salées - Communauté : aventurier
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Lundi 2 novembre 2009
    

La tempête pointe son nez un petit force 10 pour cette nuit…


Ce matin le baro fait de la chute libre et la houle du large me rend visite, le vent est encore faible. C’est sur il faut que j’aille voir dehors comment se prépare les « festivités ».

Ma "Vrai" me fait un sourire même pas besoin de conseil ou de recommandation elle me connaît par cœur. Nous nous donnons rendez vous bientôt dans quelques jours, elle retourne à la ville, moi je retourne « chez moi », là bas !!!


Je viens de recevoir de nouvelles pagaies en bois très affilées pour aller face au vent comme ont les esquimaux. Puis surtout ma nouvelle voile entre kite-surf et cerf-volant. Je l’ai testé à terre, en pneumatique mais jamais en kayak. Je dois d’abord sortir du golfe long de presque 2 kilomètres face au vent, un grand dauphin commun m’accompagne ! Si il est là c’est que sa « pitance » quitte le large pour se réfugier à terre et donc ça veut dire que ça va être très mauvais.
La houle me rappelle à l’ordre, je deviens encore plus attentif, je me faufile entre les cailloux pour me retrouver en pleine mer. Malgré une dernière expérience qui me coûta un bain forcé dans une mer déchaînée je suis sur la pointe des « pagaies » mais avance quand même. Le vent prend de la force à peine 20 nœuds. Je mets l’embarcation dans le sens du vent et tente de mettre en œuvre ma « voile ». En moins de 2’ le kite prend de l’altitude et je suis tracté par éole. L’avantage de ce nouveau système est que le cerf-volant tient tout seul en l’air, il suffit de l’amarrer judicieusement sur le kayak et il mène sa vie tout seul. Ce qui me laisse la liberté des mains pour pouvoir pagayer dans une mer formée et maintenir le bonhomme et son bateau au sec. Je file comme un matelas de plage et rentre vers mon Cabochard avec une facilité déconcertante.

Ouah, je suis vraiment heureux de cet essai .
Bien sur je ne fais pas trop d’illusion sur son usage au Yukon, il me faudra du vent dans le bon sens, pas trop fort ni trop faible et suffisamment de largeur du fleuve pour pouvoir l’envoyer sans le risque qui se retrouve dans un nid de corbeau !

Bref qui vivra verra !

Toute les info sur cette merveille: http://www.kiteboat.net/

Ps : Jo Zef lui tente de sortir derrière moi en ski nautique sans ski mais sur une poêle à crêpe !!!

Par Frank Bruno - Publié dans : Le fleuve yukon en kayak - Communauté : aventurier
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Vendredi 30 octobre 2009
 Une ile? Oh soleil ! Tout à l'heure tu reviens?
Là tout reprend ça place!


Le pin Lariccu, le seigneur des montagnes corses.
Les pozzines sur le chemin du retour.
Elliot apte pour l'aventure du Yukon
Par Frank Bruno - Publié dans : Montagne d'ici et d'ailleurs - Communauté : aventurier
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Mardi 27 octobre 2009
Il y a quelques instants je revenais d'un de mes deplacements en avion, le spectacle du soleil qui se couche...

J'ai le nez collé au hublot et ne pouvais decrocher le regard de l'ouest, à bord le monde ronronne mais personne n'est attentif au spectacle !
Comme un poéme d'une grande beauté, j'apprécie le grand astre qui disparait, le peau rouge de mediterrannée c'est lui !
Il me rechauffe, il me rassure, il me sussure des choses complétement etonnantes !
Oui ! Celle qui dit que je suis là sur terre et que j'existe, que je vibre grace à lui.
Quelle offense de passer à coté de son couché...
Je sais je suis un "dingo" pour certain mais un amoureux de la vie...

J'aime les légendes des grands peuples nord americains, en voici une rien que pour vous..


...//La vie dans un tepee est bien meilleure. Il est toujours propre, chaud en hiver, frais en été, et facile à déplacer.
 
L'homme blanc construit une grande maison, qui coûte beaucoup d'argent, ressemble à une grande cage, ne laisse pas entrer le soleil, et ne peut être déplacée ; elle est toujours malsaine.
 
Les Indiens et les Animaux savent mieux vivre que l'homme blanc.
 
Personne ne peut être en bonne santé sans avoir en permanence de l'air frais, du soleil, de la bonne eau.
 
Si le Grand Esprit avait voulu que les hommes restent au même endroit, il aurait fait le monde immobile ; mais il a fait qu'il change toujours, afin que les Oiseaux et les Animaux puissent se déplacer et trouver toujours de l'herbe verte et des baies mures.
 
L'homme blanc n'obéit pas au Grand Esprit. C'est pourquoi nous ne pouvons être d'accord avec lui.
 
FLYING HAWK, Chef OCETI SAKOWIN OYATE OGLALA


Rendez vous en fin de semaine car demain je pars la haut dans les montagnes, j'ai encore plein d'histoires à apprendre, comme l'escargot j'emmene ma maison sur mon dos, comme l'aigle je vais regarder le monde de la haut, comme l'ours je vais hiberner,comme le loup je vais errer et comme un homme je vais penser...

N'oubliez pas demain soir si vous regardez le soleil se coucher moi aussi je le guetterais.
A pluche.


Par Frank Bruno - Publié dans : Le fleuve yukon en kayak - Communauté : aventurier
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Lundi 26 octobre 2009


 

Voilà le calme revient tout doucement, les rencontres de la Guilde m’ont complètement enchanté mais je me dois de revenir vite les pieds sur terre.
Encore une semaine pour finaliser le festival et ses retombées et enfin je vais rentrer dans ma profonde préparation.

Le fait de recevoir ce trophée va me permettre d’alléger la phase 1 de l’expédition (recherche de partenaires, medias) d’un coup tout s’allége et cela va être la première fois que la phase 1 est presque finie bien avant la date de départ.

Ne croyez pas que je me sois endormi pendant ces quelques mois ! J’ai réussi  à pédaler et surtout à pagayer mais pas avec la tête libre, ma « Vrai » et Alex sont derrière heureusement mais je me dois de régler beaucoup de choses tout seul.

Encore une semaine et je vais enfin me sentir léger comme un « Ours Brun?!§"# » 

Si j’arrive à avoir une préparation physique parfaite pendant les 7 mois qui me reste avant mon départ pour le Yukon je n’aurai plus qu’à gérer le mental et le matériel une fois là bas.


En même temps il n’existe pas d’aventure sans cette « phase 1 » où l’on doit se transformer en « homme d’affaire », arriver à convaincre que l’aventure que vous allez vivre est la meilleure et que ne pas la sponsoriser est une grande erreur. Vous métamorphoser en journaliste à votre tour pour comprendre comment les medias pourront relier votre saga…

Après, regrouper tout le matériel très spécifique qui va être utilisé pendant tout ces mois de périple, le bon kayak ( c’est fait), les bons vêtements (c’est fait), la nourriture (au dernier moment), les cartes, GPS et matos pour le contact avec le PC (c’est en cours), l’arme nécessaire pour les « mauvaises » rencontres (au dernier moment au Canada) et ensuite penser aux petits détails comme le boite à pharmacie réduite mais complète, la boite encore plus petite à la « MacGyver » pour pouvoir tout réparer, ajuster, bricoler…

Comme j'embarque aussi 6 ados avec moi sur les premiers kilomètres je dois faire le casting  mais tout ce fait naturellement( prochainement je donnerai plus de détails)
Je passe encore sur une multitude de détails, mais cette fois il me semble que je suis bien en avance. Donc que du bonheur.



Pour conclure ce petit article la fin du texte de Rudyard Kipling :

Car recevoir des honneurs de cette ampleur sont à double tranchant et ces quelques mots me conviennent à souhait.


../ Si tu peux rencontrer triomphe après défaite,

Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,

Si tu peux conserver ton courage et ta tête,

Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire

Ne seront à tout jamais tes esclaves soumis

Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,

Tu seras un Homme, mon fils.

Jo Zef a déjà trouvé la canne à pêche pour taquiner le saumon qui finira dans sa crêpe !!! 

A pluche ! 



Par Frank Bruno - Publié dans : Le fleuve yukon en kayak - Communauté : aventurier
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  • : Corse mediterranée haute altitude calote polaire
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  • : Amputé à l'age de 18 ans ma vie c'est reconstruite autour de voyage à travers le globe. Je me lance dans la grande aventure que certain appellent "Extrême": Les pauvres!
  • : Marié/Pacsé/Union libre
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